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Émission Interview

« Désignation d’Edouard Martin : verre à moitié vide, verre à moitié plein ? » Frédéric Latrobe sur LCI pour la « Question de l’éco »

À propos de La Question de l’Éco : À un rythme hebdomadaire, « La question de l’éco » est présentée dans « Le quotidien de l’économie » d’Emmanuel Kessler, diffusé sur LCI à 20h10 et 21h10. Avec l’intervention de Frédéric Latrobe, associé de Tilder ou Nicolas Boudot, Directeur chez Tilder, ce rendez-vous est l’occasion d’un décryptage en matière de communication d’un enjeu économique saillant de la semaine à partir d’un sondage réalisé par un institut auprès d’un panel représentatif de la population française.

Q1 : Trouvez-vous que c’est une bonne chose ou une mauvaise chose qu’Edouard Martin, syndicaliste d’Arcelor Mital, soit tête de liste dans la région Est aux prochaines élections européennes ?

  • Bonne chose : 42 %
  • Mauvaise chose : 55 %
  • NSP : 3 %

Q2 : Faites-vous tout à fait confiance, plutôt confiance, plutôt pas confiance ou pas du tout confiance au gouvernement pour réduire les dépenses publiques d’ici 2017 ?

  • Sous total « confiance » : 25 %
  • Sous total « pas confiance » : 73 %
  • NSP : 2 %

ANALYSE DE FREDERIC LATROBE, ASSOCIE CHEZ TILDER

Q 1 : 55% des personnes interrogées considèrent que la désignation d’Edouard Martin, syndicaliste d’Arcelor Mital, comme tête de liste dans la région Est aux prochaines élections européennes, est une mauvaise chose…

Les Français sont partagés et cet équilibre illustre finalement le rapport avantages / inconvénients de cette « prise de guerre » pour l’exécutif et le Parti Socialiste. En terme d’image et de communication, il y a 50% de bon et 50% de mauvais dans la désignation d’Edouard Martin. Le bon, c’est l’ouverture à la société civile, l’arrivée à Bruxelles d’un acteur de terrain engagé, la désignation d’une voix qui portera les enjeux industriels et d’un visage devenu familier pour une Europe jugée lointaine et désincarnée. Le mauvais, c’est le mélange des genres, l’impression au mieux d’une compromission, au pire d’une trahison et l’effet d’arrangement entre amis qui laisse planer le doute sur les contre parties en matière de négociation sociale à venir avec la CFDT. L’impression générale reste celle d’un malaise qui limite les bénéfices à tirer de ce coup politique.

Q 2 : Au terme du Comité Interministériel pour la Modernisation de l’Action Publique qui s’est tenu le 18 décembre, le gouvernement a dégagé un objectif de 5 à 7 milliards d’euros d’économies à horizon 2017. Mais près des ¾ des Français ne lui font pas confiance pour réduire les dépenses publiques d’ici à la fin du quinquennat…

Les temps continuent d’être durs pour le gouvernement. Ces résultats viennent illustrer la défiance persistante de l’opinion à l’égard de l’exécutif et de sa capacité de gestion. De façon étonnante, les annonces de réduction des dépenses publiques par le Premier Ministre hier sont passées presque inaperçues alors qu’elles sont importantes et de grande ampleur. Outre la faible audience accordée à Jean-Marc Ayrault, cela veut surtout dire d’une part que la gauche n’a pas encore réussi à convaincre de sa capacité à être bonne gestionnaire et d’autre part que la problématique des impôts domine très largement la perception de la politique économique du gouvernement : le Premier Ministre n’est d’ailleurs redevenu audible que lorsqu’il a parlé de remise à plat fiscale. En communication, il faut donc que le gouvernement clarifie ses positions sur les recettes avant d’espérer être entendu sur les dépenses…

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