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Émission Interview

« Le gagnant/perdant de la semaine politique » avec Frédéric Latrobe sur LCI

« Le gagnant / perdant de la semaine politique » avec Frédéric Latrobe tous les samedis à 7h20 / 8h20 / 9h20 sur LCI.

  • LE GAGNANT DE LA SEMAINE : MANUEL VALLS

Manuel VALLS est le gagnant de la semaine, tant sur la scène intérieure que sur la scène européenne. Les marqueurs de sa communication cette semaine sont en effet positifs :

Dans l’ordre chronologique, ce fut d’abord sa première visite officielle à Berlin lundi et mardi. La rencontre avec la Chancelière allemande s’est déroulée sans grande chaleur mais aussi sans heurts et Angela Merkel a même salué les « efforts » français. Au menu aussi, une ovation par le patronat allemand… Bref, un déplacement réussi.

Puis mercredi, le discours devant le Parlement pour défendre l’engagement français en Irak. Dans un contexte de forte tension, l’exercice a aussi été réussi. Manuel Valls retire les pleins bénéfices d’une semaine d’union nationale marquée par les frappes aériennes et l’odieuse exécution d’Hervé Gourdel.

Au final, le Premier Ministre a su profiter du calendrier, de l’actualité et de la faiblesse des autres acteurs pour se construire une vraie séquence de recourt à gauche. A droite, on aurait appelé ça une belle séquence sarkozyste.

  • LE PERDANT DE LA SEMAINE : NICOLAS SARKOZY

Le retour de l’ancien Président était attendu depuis des mois et même annoncé depuis des semaines. Or, en alimentant un tel crescendo dramatique, on prend le risque de décevoir par manque de surprise. Et c’est ce qui s’est passé en communication cette semaine pour l’ancien Président. Il y a eu du professionnalisme et de l’efficacité dans la démonstration de force de ce retour… Mais il n’y a pas eu de surprise. Or, il va falloir que Nicolas Sarkozy surprenne pour séduire à nouveau.

C’est finalement l’ancien Président tel qu’en lui-même que nous avons eu cette semaine, avec les atouts et les faiblesses qu’on lui connaissait.

Ses atouts, c’est son magnétisme, qu’il s’agisse des 8 millions de téléspectateurs sur France 2 ou de l’enthousiasme à son premier meeting. C’est aussi son professionnalisme de communicant, car il n’a rien perdu de sa maîtrise médiatique.

Ses faiblesses, c’est une rhétorique qui n’a finalement pas beaucoup changé et une volonté de gagner qui a fait de l’ombre à son mea culpa.

Mais la faiblesse de ce retour, c’est aussi peut-être la perte de sa science de l’agenda car cette semaine très internationale et très émotionnelle n’était pas forcément le meilleur moment choisi pour remonter sur scène.