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« La fiscalité » et « la politique industrielle en France » – Sondage pour la « Question de l’Eco » du 12 septembre 2013

À propos de La Question de l’Éco :

À un rythme hebdomadaire, « La question de l’éco » est présentée dans « Le quotidien de l’économie » d’Emmanuel Kessler, diffusé sur LCI à 20h10 et 21h10. Avec l’intervention de Frédéric Latrobe, associé de Tilder, ou Nicolas Boudot, Directeur chez Tilder, ce rendez-vous est l’occasion d’un décryptage en matière de communication d’un enjeu économique saillant de la semaine à partir d’un sondage réalisé par un institut auprès d’un panel représentatif de la population française.

En matière de fiscalité, deux Français sur trois estiment que le gouvernement ne favorise ni les entreprises, ni les ménages

 Q 1 :  Diriez-vous qu’en matière de fiscalité, le gouvernement favorise… ?:

  • … Les entreprises : 29 %
  • … Les ménages : 2 %
  • … Les deux : 7 %
  • … aucun des deux : 62 %

Q 2 :  Pensez-vous qu’il est possible aujourd’hui, pour un pays comme la France, de mener une politique industrielle ?

  • Sous total « OUI » : 72 % (-12 points par rapport à avril 2010)
  • Sous total ‘ »NON » : 28 % (+13 points par rapport à avril 2010

 

ANALYSE DE FREDERIC LATROBE, ASSOCIE CHEZ TILDER

Q.1 En matière de fiscalité, les Français considèrent majoritairement que le gouvernement ne favorise ni les entreprises, ni les ménages (62%)…même si près d’un tiers pense que les entreprises sont tout de même privilégiées…

Sur la fiscalité, les Français sont en train d’adopter la posture du ni-ni : ni «plus» les entreprises, ni «plus»les ménages, tout le monde est logé à la même enseigne. En première lecture, ce sondage montre donc que le gouvernement est en passe de réussir son pari de communication sur la «justice fiscale». En annonçant hier que la ponction serait moins importante que prévue sur les ménages, le gouvernement a scénarisé une bonne nouvelle qui le fait passer de l’équilibrisme à l’équilibre fiscal. Néanmoins, reconnaître un équilibre ne veut pas dire que les Français ne se considèrent pas trop taxés. La bataille du «ras-le-bol» fiscal est donc encore un risque potentiel. Enfin, quand près d’un tiers des Français considère que les entreprises sont favorisées, c’est un nouveau signe de leur mal d’amour à l’égard des entreprises. Cette bataille là, elle est pour le MEDEF et son nouveau Président Pierre Gattaz.

Q.2 La France a-t-elle la capacité de mener une politique industrielle, pour les Français, la réponse est clairement oui à 72% mais la confiance se dégrade car ce résultat est en chute de 12 points par rapport à avril 2010…

Ce résultat montre qu’il y a une fierté et un espoir industriel en France. Le résultat obtenu étant encore très élevé, cela montre la conviction que le «made in France» a sa place dans la compétition mondiale. Le volontarisme politique et la communication sur le redressement productif portent donc leurs fruits et les quelques annonces de gros contrats de ces derniers jours alimentent cette conviction. Néanmoins, le gouvernement va devoir maintenant bâtir une communication pour expliquer que seuls les gains de compétitivité et le sursaut en matière d’innovation permettront de faire de cet espoir une réalité. Car la compétition mondiale l’exige et la chute de 12 points en trois ans est le signe que le village industriel gaulois n’est peut-être plus aussi résistant qu’il ne l’était.

http://youtu.be/0k4mMNr_WgY