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Elections Européennes 2019

Lancement d’Eurotrack, l’analyse mensuelle des élections européennes 2019

Tilder s’associe à Opinion Way, les Echos et Radio Classique pour couvrir en continu l’évolution des différents rapports de force électoraux dans notre pays jusqu’aux élections européennes du 26 mai prochain.

La construction d’une future Europe et d’un marché commun européen est l’un des enjeux majeurs, occupant une large partie du débat public.

Tilder couvrira en continu l’élection Européenne 2019, qui sera déterminante pour définir l’Europe de demain, en proposant chaque mois une analyse détaillée des tendances et intentions de vote des électeurs français.

 

Analyse des résultats de la première vague (1er février 2019)

A ce jour, seuls 43% des électeurs  ont l’intention de voter en mai prochain.
La première vague de l’EuroTrack OpinionWay/Tilder pour Les Echos et Radio Classique confirme que le scrutin européen ne ressemble décidément à aucun autre. En premier lieu, parce qu’il continue à peiner à mobiliser les électeurs : à ce jour, seuls 43% d’entre eux ont l’intention de voter en mai prochain, ce qui conduirait à une participation certes équivalente à celle de 2014, mais toujours la plus faible de toutes nos élections. Une forte abstention qui a pour conséquence d’accentuer les déséquilibres majeurs dans la structure des votants : une sur représentation de l’électorat senior, des CSP+ et des plus diplômés encore plus importante, quand les jeunes et les catégories populaires semblent déserter les urnes. Il sera intéressant de suivre dans les mois qui viennent l’évolution de cette intention de participer au scrutin et notamment de regarder si le Grand Débat National aura un effet mobilisateur capable de modifier la donne.
 
Et pourtant, la campagne pour les élections européennes ne laisse pas indifférent les Français : 59% sont intéressés par celle-ci, preuve qu’une faible participation n’est pas une fatalité en mai prochain.
Dans la période agitée que connaît le pays, l’intérêt politique ne se dément pas et c’est la défiance à l’égard de ceux qui l’incarne qui explique avant tout la faible envie de voter. Dès lors, le risque pour l’exécutif en place réside dans la tentation d’utiliser le scrutin pour exprimer son mécontentement à l’égard du Président et de son gouvernement, comme souhaitent le faire 43% des Français (contre 14% seulement souhaitant exprimer leur soutien).
 
Enjeux nationaux ou enjeux européens ? Comme souvent à l’occasion de ce scrutin, la question se pose. L’analyse des réponses des Français souligne que cette opposition n’a en fait guère de sens et que la grande majorité des électeurs se décideront dans un mélange de préoccupations nationales et européennes (77%).
Certes, les préoccupations les plus citées sont avant tout nationales : fiscalité (43%) ou lutte contre le terrorisme (40%), quand l’avenir de l’euro (20%) ou la gestion du Brexit (12%) le sont plus marginalement. Mais 36% estiment aussi que la politique européenne vis-à-vis des migrants est un sujet majeur.
 
Interrogés sur la présence d’une liste des Gilets Jaunes dans cette élection, seuls 38% des Français déclarent souhaiter qu’une telle liste se constitue.
Soulignons d’ailleurs que les personnes qui soutiennent ce mouvement, et qui demeurent majoritaires dans le pays, sont elles-mêmes divisées sur cette idée : si 54% souhaitent une liste Gilets Jaunes, 45% n’y sont pas favorables.
 
Enfin, concernant les rapports de force à quatre mois du scrutin :
–          la liste du Rassemblement National est en tête des intentions de vote, avec 22%, le Rassemblement National bénéficiant d’une très faible dispersion de son électorat, contrairement à ses concurrents,
–          devant celle de La République en Marche (20%)
–          la liste des Républicains arrive en 3ème position avec 12% des intentions de vote
–          suivie par celles de la France Insoumise (8%)
–          d’Europe Ecologie Les Verts (8%)
–          et de Debout la France (7%)
Tout cela évoluera probablement fortement d’ici mai prochain mais confirme l’éparpillement des forces politiques entrevu en 2017 lors du premier tour de la présidentielle.

Retrouvez l’intégralité du premier sondage

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