À propos de La Question de l’Éco : À un rythme hebdomadaire, « La question de l’éco » est présentée dans « Le quotidien de l’économie » d’Emmanuel Kessler, diffusé sur LCI à 20h10 et 21h10. Avec l’intervention de Frédéric Latrobe, associé de Tilder ou Nicolas Boudot, Directeur chez Tilder, ce rendez-vous est l’occasion d’un décryptage en matière de communication d’un enjeu économique saillant de la semaine à partir d’un sondage réalisé par un institut auprès d’un panel représentatif de la population française.

Q1 : Faites-vous tout à fait confiance, plutôt confiance, plutôt pas confiance ou pas du tout confiance à Manuel VALLS pour relancer l’économie française ?

                       

·     Sous total « confiance » : 43 %

·     Sous total « pas confiance » : 56 %

·     NSP : 1 %

 

Q2 : Diriez-vous que la nomination d’Arnaud Montebourg, comme ministre de l’économie, est une bonne chose pour défendre l’industrie française ?

 

·     Sous total « oui » : 46%

·     Sous total « non » : 53 %

·     NSP : 1 %

 

ANALYSE DE FREDERIC LATROBE, ASSOCIE CHEZ TILDER

Q1 : 43% des Français font confiance à Manuel Valls pour relancer l’économie

 

Trois enseignements peuvent être tirés de ce résultat :

 

  1. Il est moins négatif que celui que l’on pouvait enregistrer sur la confiance accordée au gouvernement de Jean-Marc Ayrault en matière de politique économique et sociale. C’est un point positif et encourageant pour Manuel Valls.

 

  1. C’est néanmoins l’attentisme qui domine chez les Français. Depuis mai 2012, la promesse de changement de François Hollande, conjuguée à l’absence de résultats, a créé un scepticisme qui va contraindre l’équipe Valls à construire très vite un discours de preuve.

 

  1. Peu importe finalement le positionnement de Manuel Valls à la droite de la gauche ou le débat sur son socialisme ou son social libéralisme, la marge de manœuvre du nouveau premier ministre pour créer le changement attendu ne va résider que dans la méthode. C’est pour cela qu’il a déjà commencé à inscrire dans les mots une rupture par rapport à Jean-Marc Ayrault en prônant le « combat » et « l’efficacité » en plus du redressement dans la justice.

 

Q2 : 46% des Français jugent que la nomination d’Arnaud Montebourg comme ministre de l’Economie est une bonne chose pour défendre l’industrie française

 

Pour Arnaud Montebourg, c’est la force de la preuve qui va devoir constituer sa feuille de route :

 

        preuve qu’il a réellement les leviers d’action et non pas qu’ils ont été confiés à d’autres et à Michel Sapin en particulier,

        preuve qu’il peut constituer un véritable binôme avec le ministre des Finances et non pas un duo d’opposants comme avec Pierre Moscovici,

        preuve qu’il peut donner un nouvel élan au redressement de l’industrie française et non pas seulement un écho au « Made in France ».

 

Ces preuves-là, Arnaud Montebourg va devoir les apporter y compris dans sa façon de communiquer, qui sera, toute proportion gardée, l’un de ses principaux défis. Pour le nouveau ministre de l’Economie, la partie s’annonce donc serrée, au sens propre comme au sens figuré.

 Visionner l’intervention de Frédéric Latrobe