Matthias Leridon, invité d’Olivier de Lagarde dans « Les débats de France Info » décrypte, en compagnie de Jean-Luc Mano, directeur de Only Conseil, la communication de l’exécutif, suite aux résultats d’un sondage Ipsos pour Le Point, donnant la popularité de François Hollande en berne de 11 points en août et celle de Jean-Marc Ayrault de 9 points.

Pour Matthias Leridon, « Il y a des effets mécaniques après une élection : l’été est sans aspérité. ce résultat est la 1re sanction d’une normalité exagérée ».

Quels seront les symboles de la présidence de François Hollande ?
Il faut regarder de plus près le choc entre la posture « normale » et la situation anormale de la crise. François Hollande qui ne doit pas changer de stratégie de communication car des personnes fortes émergent. Ils citent en exemple Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon et Jérôme Cahuzac comme ministres très présents dans le débat. Ils constatent néanmoins que cela cela ne construit pas la présidence de François Hollande.

On ne peut analyser un quinquennat au bout de 2 mois
Les deux hommes analysent un président trop discret sur la scène internationale. Il a raté le coche sur la Syrie. Les ministres font le travail, mais François Hollande devra renoncer à des promesses faites (Fralib). François Hollande devra aborder la réalité qui s’imposera à lui dans les prochains mois. François Hollande ne doit pas rester immobile ni faire de l’anti-sarkozysme pure. Il doit conserver sa posture de normalité avec des symboles de présidentialité. Prendre le train n’est pas un symbole de présidentialité.