À propos de La Question de l’Éco : À un rythme hebdomadaire, « La question de l’éco » est présentée dans « Le quotidien de l’économie » d’Emmanuel Kessler, diffusé sur LCI à 20h10 et 21h10. Avec l’intervention de Frédéric Latrobe, associé de Tilder ou Nicolas Boudot, Directeur chez Tilder, ce rendez-vous est l’occasion d’un décryptage en matière de communication d’un enjeu économique saillant de la semaine à partir d’un sondage réalisé par un institut auprès d’un panel représentatif de la population française.

Q1 : Pensez-vous que la production automobile en France a un avenir ?

  • Sous total « oui » : 73% (+11% par rapport à juillet 2012)
  • Sous total « non » : 27 % (-10% par rapport à juillet 2012)

Q2 : Les consommateurs peuvent désormais se grouper pour attaquer en justice une entreprise ou une institution publique. Personnellement, seriez-vous prêt(e) à participer à une telle intervention ?

  • Sous total « oui » : 83 %
  • Sous total « non » : 17 %

ANALYSE DE FREDERIC LATROBE, ASSOCIE CHEZ TILDER

Q1 – Près des ¾ des Français pensent aujourd’hui que la production automobile en France a un avenir

Ce résultat a de quoi réjouir les constructeurs français au moment où s’ouvre le Mondial de l’automobile. En terme d’image, ce chiffre prouve la capacité de résistance et de résilience d’un secteur qui relève du symbole et de la fierté nationale. Au-delà de l’attachement aux marques, cette confiance illustre le lien émotionnel qui existe entre l’opinion et l’industrie automobile et qui lui permet de conserver un capital confiance élevé malgré les aléas conjoncturels. Ce résultat montre aussi que le story telling a toute son importance. Chacun se souvient des tensions publiques et médiatiques entre Arnaud Montebourg et les dirigeants de PSA, en 2012 et jusqu’au début de cette année. On voit bien que lorsque le climat s’apaise, ce qui est le cas, la confiance revient. Enfin, c’est le fruit des efforts de communication des constructeurs qui ont su travailler à recréer un récit médiatique positif sur leur secteur.

Q2 – Une écrasante majorité des personnes interrogées serait prête à participer à une « class action » – une « action de groupe » – leur permettant, en cas de préjudice, de mener collectivement une action en justice

Ce résultat annonce un vrai bouleversement dans la gestion publique et médiatique des contentieux entre les consommateurs d’une part et les institutions ou les entreprises d’autre part. En terme d’influence, la défense du consommateur va s’organiser et, pendant un certain temps au moins, va s’accompagner d’une visibilité médiatique inédite qui doit conduire les entreprises à revoir leurs procédures de gestion d’image et de crise. Le règlement de ces contentieux ne se fera plus uniquement dans les prétoires et à travers cinq lignes dans les journaux : il faut maintenant anticiper le fait que les « class action » vont augmenter la « dramaturgie médiatique » de ces contentieux. Le secteur pharmaceutique, celui de la téléphonie ou de la grande distribution, pour ne prendre que quelques exemples, doivent intégrer ce nouveau risque à leurs priorités de communication.

 Visionner l’intervention de Frédéric Latrobe sur LCI